samedi 12 novembre 2011

Pendant ce temps, partout dans le monde


Blablabla, les maudits automobilistes qui sont polluants. Blabla, ils ne laissent jamais les piétons passer. Blablablablabla, vive le transport en commun. Bla, qu’ils sont dangereux ces jeunes au volant.

Ok à un moment donné on en revient.

Oui j’ai une voiture à 19 ans, oui je pollue, oui je ne laisse pas les piétons passer quand ils prennent une éternité à hésiter avant de peut-être se décider à traverser la rue, oui je conduis un peu sec, en cow-boy, mais bon hen, je vis ma vinaigrette. Et oui je trouve que les jeunes et plus particulièrement les vieux conduisent mal en TABARNAC.

(Premier sacre dans ma vie de bloggeuse. Mais ici, il est nécessaire. Le « maudit » plus haut ne compte pas, c’est un sacre classe.)

Pouvons-nous, s’il-vous-plait, tous ensemble, haïr ces vieux. Ces têtes blanches qui reviennent de la messe et roulent à 60 km/h sur l’autoroute. Et, c’est avec un plaisir fou qu’on les dépasse en les klaxonnant très longtemps.

Pouvons-nous, s’il-vous-plait, tous ensemble, haïr ces fous du volant que sont les Lancer- Mazda3-aileronnées-modifiées-au-coton-mottées. Ceux qui te dépassent avec un joli petit bruit de turbo-moteur-F1 parce que tu roules à rien de moins que 120km/h sur l’autoroute, ceux qui te coupent et qui te sourient arrogamment.

Mauvais karma sans doute.

Toujours est-il qu’on pourrait, également, mépriser ces piétons qui traversent au mauvais moment, au beau milieu de la rue. Mes amis, il y a une belle publicité à la télévision rien que pour ça. Ces piétons qui traversent la tête haute, fierpettes, sans regarder si une voiture s’en vient, car tout leur est permis. Après tout, EUX ne polluent pas l’environnement.

En fait, je suis certaine, que ces piétons en question, se sont stationnés un peu plus haut, dans le nord de la rue, et ils marchent, afin de ne pas payer de stationnement.

Faut se méfier des piétons, ils sont hypocrites.

Finalement, constat général :
les automobilistes n’aiment pas les piétons ni les cyclistes.
Et les piétons n’aiment pas les automobilistes ni les cyclistes.

Personne n'aime les cyclistes.

mercredi 2 novembre 2011

Dans mon livre à moé, si t'es Québécois, t'es pas sorti d'l'Hôtel.

C’est en travaillant à la réception d’un hôtel quatre étoiles, dans le Vieux-Québec, qu’on se rend compte à quel point nous sommes, en tant que touristes, stéréotypés. Et ce, partout dans le monde. Sans oser porter d’étiquettes malfaisantes, je peux vous décrire parfaitement LE touriste typique de chaque pays.

Les français voudraient qu’on ne loue AUCUNE chambre qui donne sur la rue principale car il y a trop de bruits urbains. Ils demanderaient qu’on supprime, rien de moins, 70% de nos chambres (L’hôtel étant situé directement sur la rue St-Jean), ou qu’on avise la ville de ne plus collecter les vidanges à chaque matins. Vaudrait mieux attendre à 15h.

-Tout de suite Madame Henriette de Latour, laissez-moi appeler Monsieur Labeaume pour vous.

Les Japonais, chinois, coréens, vietnamiens, nous ne le savons jamais véritablement. Enfin, ceux qui ont l’air de sortir tout droit de la galaxie G124H tellement ils ont l’air perdus dans une petite ville telle que Québec. Enfin, ces derniers arrivent toujours en famille. Que des belles familles empâtées et adorables. 18 asiatiques dans une chambre standard, un lit double, pour une nuit. Et ce n’est pas grave. Grand-papa-yeux-bridés dormira au-dessus de tante-cheveux-plats-noirs qui elle, est bien nichée sur bébé jumeau des six autres bébés dans la chambre. « Sik you, sik you !» Disent-ils après avoir reçu leur seule carte-clef pour 72 personnes, suivie d’une petite inclinaison orthodoxe. Un peuple charmant, pas chialeur pour deux cennes. À moins que, finalement, peut-être ont-ils tenté de glisser un petit soupir plaintif? Nous ne le saurons jamais véritablement.

Les arabes, tunisiens, marocains, israéliens, et tous les pains pitas de la lignée, eux, ils négocient.

-Mon meilleur tarif est une chambre standard à deux lits doubles pour 135 $

C’est toujours scandaleux ou indigne. Un des deux. Ils partent, furieux, outrés que nos prix n’accotent pas ceux des petits auberges de jeunesse d’Alger. Du coup, ceux-ci vont faire leur petite enquête personnelle dans les autres hôtels environnants. Et puis, ils reviennent. Toujours.

Les Allemands « Vi Vill need oureh careh. », sont sympathiques, en tout temps. Ils ont continuellement besoin du réceptionniste de l’hôtel pour organiser leur voyage au complet.  Une activité n’attendant pas l’autre. Un tour du Vieux-Québec à pieds par ci, une visite de cabane à sucre quelconque sur l’Île d’Orléans par-là, tous les musées (Les 2 qui nous sont offerts) explorés de fond en comble. Vraiment, des gens passionnants.

En revanche, les Américains sont, somme toute, très attachants et intéressants à tous les degrés. Toujours avec le sourire « I’m loving it » aussi gros et évident que le nez au milieu du visage. Ces gens, provenant de Los Angeles, Seattle ou New-York nous disent à quel point nous sommes chanceux d’habiter à Québec, combien c’est une belle ville, combien il y a tant à voir. Et moi de répondre, qu’on devrait faire un échange. Et ces derniers de rire aux éclats, et moi d’attendre une réaction car j’étais très sérieuse.

Je pourrais continuer comme cela pendant des heures. Mais, vraiment, les pires touristes de tout, les plus désagréables, pénibles, insupportables, gratteux, se sont les Québécois.

-Donc les coûts totaux pour la chambre sont de 208, 34$

-Est-ce que je pourrais tu voir la facture? Vingt piastres pour le stationnement ??? C’est du vol!!!!

Des plaintes sur l’air climatisé, sur le chauffage, sur le service des chasseurs, sur le restaurant de l’hôtel, sur le service de valet, sur l’étroitesse des chambres, sur les chambres trop grandes, sur la piscine, sur les ascenseurs. J’ai tout vu.

-Tabarnaaaac c’pas que l’Hôtel petteux de broue.

Chers mangeurs de poutines, ouvrez-vous sur la culture, un peu, s’il-vous-plaît, pour le bien de notre patrie, voyagez autre part qu’à Puerto Plata et vous verrez, la révélation.

Merci.